L’arobase, le signe d’une bonne adresse

Pénétrer dans ce café relève de l’acte militant. Situé à la lisière du nouveau territoire urbain entourant la BNF, L’arobase résiste courageusement aux titans de la restauration globalisée qui pullulent désormais dans ce coin de Paris.

 

Entourée de hauts immeubles, sa baie vitrée peine à recueillir les maigres rayons de lumière naturelle. Et pourtant, dès qu’on entre dans ce café, on est frappé par la douceur et la chaleur qui s’en dégagent.

On file s’installer sur les banquettes qui habillent tout le fond de la pièce. Un éclairage intimiste, des tables basses et des poufs, une sélection de la presse du jour, on se sent tout de suite bien dans cette déco un poil désuète.

 

Avant d’ouvrir son ordinateur portable, on se surprend à soupirer d’aise en jetant un œil au mobilier en teck qui apporte un petit air de bord de mer à cet îlot de calme. Nos voisins s’affairent sur des copies d’élèves, des dossiers touffus. L’accueil est chaleureux et vraiment friendly envers les travailleurs nomades.

 

On sait alors que l’on a trouvé le havre de paix qu’il nous fallait.  Ici, souffle encore l’esprit du café de quartier.

 

  • Pour qui / Pour quoi : pour les étudiants allergiques aux bibliothèques, les travailleurs nomades en quête d’un lieu convivial dans ce quartier envahi par les grandes enseignes sans âme.
  • Pratique : proche de la BNF. Une alternative cosy et à taille humaine lorsque les places s’y font rares.
  • Est-ce qu’on y mange ? Formules légères à prix super raisonnables, composées de salades, bagels, soupes, pâtisseries américaines

 

2 commentaires

  1. Brian sur 25 septembre 2018 à 16 h 41 min

    Super ! Mais est-ce que c’est en circuit court ?



    • christine sur 25 septembre 2018 à 16 h 46 min

      Pas de circuit court ici effectivement. Donc pas une adresse Fair Trip en puissance 😉 Je recommande ce café surtout pour la proposition différente qu’il offre par rapport aux grandes enseignes hyper formatées qui ont envahi le quartier de la BNF.