Traduire pour sensibiliser à la préservation des grands fleuves

Mettre mes compétences au service d’acteurs engagés dans la recherche de solutions concrètes face au changement climatique, voilà ce qui donne sens à ma vie de traductrice.

C’est justement tout le sens de mes récentes collaborations avec IAGF, Initiatives pour l’Avenir des Grands Fleuves.

Ma rencontre avec IAGF

C’est à l’occasion de l’animation d’un atelier de formation sur la rédaction Web (mon autre casquette pro ) que j’ai fait la connaissance d’IAGF, de ses valeurs et de ses actions.

Derrière ces 4 lettres se cache une association d’intérêt général créée par la CNR (Compagnie Nationale du Rhône): Initiatives pour l’Avenir des Grands Fleuves. Sa mission ? Identifier des solutions concrètes pour préserver l’avenir des grands fleuves. Ses actions ? Soutenir l’innovation, créer des partenariats avec le monde académique et sensibiliser le grand public.

 

 

Et c’est dans le cadre de cette mission de sensibilisation du grand public qu’elle a fait appel à mes services de traduction, vu que ses contributeurs viennent du monde entier.

Traduire des contenus à caractère scientifique pour sensibiliser le grand public

Par expérience, je dirais que traducteur et rédacteur sont confrontés aux mêmes questionnements.

  • Pour qui j’écris/je traduis ?
  • J’écris/je traduis quel type de contenu ?
  • Pour quoi j’écris/je traduis ce contenu ?

Lors de mes collaborations avec IAGF, il s’agissait de traduire des contenus :

  •  pour le grand public
  • des textes à caractère scientifique ou littéraire
  • pour sensibiliser à la cause des grands fleuves.

 

 

Du coup, des choix éditoriaux se sont vite imposés à moi, en particulier en ce qui concerne les articles et les rapports de recherche qui traitaient de la pollution de l’eau et des politiques environnementales :

  • énoncer clairement les problématiques parfois complexes
  • éviter tout jargon scientifique ou tout vocabulaire trop spécialisé
  • valoriser les données chiffrées des articles originaux (souvent bien plus parlantes qu’un long texte)
  • organiser les problématiques abordées selon des relations de cause à effet claires et évidentes (l’esprit cartésien des français n’est pas un mythe !).

Traduire des contenus à caractère littéraire pour sensibiliser le grand public

Pour modifier le regard du public sur les grands fleuves du monde, IAGF s’appuie aussi sur la publication en ligne d’ouvrages à caractère littéraire.

Inutile de vous dire mon plaisir lorsqu’il m’a été demandé de traduire le premier de la série ! Voilà qui venait gentiment chatouiller ma fibre littéraire ! Sans parler de mon goût prononcé pour l’art.

Le premier livre de cette série, « Étude sur les fleuves et l’art » est signé Bernd Gundermann. À travers une sélection d’œuvres d’art européennes, du Moyen-Age à nos jours, il traite des différentes fonctions du fleuve au cours de l’histoire de l’humanité. Il pointe aussi du doigt la dégradation de ce milieu naturel causée par les activités humaines.

 

 

Bref, dans cet ouvrage, on parle art, dangers d’une industrialisation débridée, urbanisme, lutte des classes et surexploitation des cours d’eau. Le tout à travers une lecture sociale, écologique et politique de tableaux datant du Moyen-Age à nos jours.

Dès lors, comment faire pour traduire c’est-à-dire pour adapter ces contenus au lectorat français ? Comment rendre en français la sensibilité et l’érudition de son auteur ?

Dans ce cas aussi, j’ai commencé mon travail de traduction par la mise en place de choix éditoriaux très précis :

  • écrire court
  • utiliser un niveau de langage soutenu mais accessible
  • privilégier des tournures de phrase littéraires
  • casser de temps à autre le style très descriptif de l’original (qui risquait selon moi d’endormir le lecteur) en diversifiant les formulations, les structures de phrases.

Une fois cette ligne éditoriale fixée, ne me restait plus qu’à jouer mon rôle de passeur de mots pour « l’analyse attentive du message porté par les fleuves au sein de l’art permet(te) une prise de conscience (chez le grand public) de l’état de santé de nos environnements naturel et culturel».

Collaborer avec IAGF pour diffuser ses valeurs et ses actions : une belle façon de donner du sens à mon travail de traductrice !