Le blues du travailleur indépendant

le-blues-du-travailleur-independant-copieVous n’avez ni vu ni parlé à personne depuis plusieurs jours ?

Vous manquez d’inspiration, vous avez l’impression de tourner en rond, vous vous sentez très fatigué, vos cheveux et votre peau sont ternes ?

C’est sûr, vous souffrez du blues du travailleur indépendant, redoutable affection touchant ceux qui officient depuis leur domicile.

Le tableau clinique peut même aller jusqu’à l’oubli de se brosser les dents le matin, voire de se laver ; jusqu’au choix du pyjama comme tenue de travail… et je m’arrêterai là pour préserver la dignité de ceux qui pourraient se reconnaître dans ce portrait.

Pas de panique, cependant, car tout cela se soigne.

Commencez par ouvrir prudemment la fenêtre de votre home sweet home puis inspirez lentement une bouffée d’air frais.

Attention, cela peut engendrer un état de légère euphorie, voire d’ébriété. Les personnes particulièrement sensibles procèderont par étapes.

Vous franchirez ensuite le seuil de votre domicile – après avoir pris soin d’effectuer votre toilette et d’avoir enfilé une tenue décente – et progressivement vous vous aventurerez dans la rue. Très vite, muni de votre petit cartable/besace/sac à dos, vous n’hésiterez plus à quadriller votre quartier à la recherche du café sympa où vous poser pour travailler quelques heures. Vous verrez qu’à condition de choisir le bon endroit (sachez qu’un minimum de pratique est nécessaire pour y parvenir), vous réussirez à rebrancher vos neurones qui semblaient irrémédiablement grillés quelques heures plus tôt.

Un nouveau décor, un fond musical stimulant, un brin de convivialité, ces quelques ingrédients suffiront à vous redonner goût au travail.

Vous découvrirez sans doute alors que café rime aujourd’hui avec bureau pour de nombreux freelances sans-espace-de-travail-fixe. Quelques sourires complices à hauteur d’écran d’ordi, des cartes de visite changeant de mains à l’issue de conversations informelles, voilà de quoi revigorer votre moral et même votre réseau professionnel.

À force d’exploration, vous découvrirez les cafés-où-travailler qui sauront répondre à vos envies, humeurs et exigences. Une cure régulière vous protègera à coup sûr du blues du travailleur indépendant.

2 Comments

  1. Florence Ludi sur 26 octobre 2016 à 13 h 46 min

    Hello Christine,
    Il y a aussi les espaces de coworking dans les villes.
    J’y vais environ un demi à un jour par semaine et c’est extrêmement bienfaisant et déstressant!
    Bien à toi,
    Florence



    • christine sur 27 octobre 2016 à 9 h 38 min

      Hello Florence, je travaille au quotidien dans un espace de coworking depuis presque un an ;-)). J’adore !